Taxe numérique : le Bloc Québécois exige un engagement clair de Carney et Poilievre

Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois - courtoisie Bloc Québécois

Le Bloc Québécois presse Carney et Poilievre de protéger la culture québécoise face aux géants du Web et aux menaces de Trump.

Devant les studios MELS où aurait eu lieu le Face-à-Face TVA, annulé à cause du refus du chef libéral Mark Carney de débattre en français, Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, a déploré une occasion manquée de parler de la protection de la culture et de l’information au Québec, à l’heure où Donald Trump s’attaque à la capacité du Canada à protéger ses médias face à l’hégémonie des géants américains du numérique.  

« Au moment où Donald Trump tente d’empêcher le Canada de forcer les géants du Web à payer des taxes après s’être enrichis avec les contenus de nos médias et créateurs locauDx. M. Carney et M. Poilievre doivent tous les deux s’engager à protéger l’exception culturelle dans le commerce avec les États-Unis et à maintenir la taxe sur les services numériques pour que les oligarques du Web, proches de Donald Trump, paient leur juste part chez nous. Le Bloc Québécois propose à nouveau que l’on constitue un fonds réservé au milieu de la culture et de l’information, et géré par celui-ci, à partir du montant récolté » a déclaré M. Blanchet.

Parmi toute sa série de menaces économiques, Donald Trump compte imposer des tarifs supplémentaires aux pays qui imposent aux géants du numérique une taxe sur les services numériques, dont le Canada. Dans le cas présent, il s’agit d’une taxe de 3 % sur les revenus des entreprises numériques comme Google, Apple, Meta, Amazon, Microsoft et autres, qui profitent directement du contenu local, des données des utilisateurs, de la publicité qui y est liée et d’autres revenus similaires.

Le directeur parlementaire du budget a estimé que le Canada pouvait envisager d’aller chercher 7,2 G$ sur cinq ans avec cette mesure. Un premier paiement de la part des entreprises ciblées est attendu d’ici le 30 juin prochain.

« Il en va de l’avenir des médias québécois et de la création de chez nous. Il s’agit aussi d’une question fondamentale de souveraineté. M. Carney et M. Poilievre doivent décider s’ils acceptent que les plus grandes fortunes de la planète continuent de s’enrichir au Québec et au Canada, à même nos contenus créatifs, sans contribuer un traître sou au trésor public. Le Bloc Québécois choisit le Québec. Voyons voir ce que choisiront les autres chefs », a conclu Rhéal Éloi Fortin, candidat du Bloc Québécois dans Rivière-du-Nord.